Dans la continuité de "Les nuages blancs", la série "Brasiers ardents" est composée de photographies accompagnées de poèmes.  Actuellement en cours de création, ce projet n’est pas encore arrivé à maturité (le contenu final devrait contenir une quinzaine de photographies imprimées sur toiles vernies, accompagnées de leur textes).
N’hésitez pas à revenir régulièrement sur cette page afin de suivre son évolution.
Brasiers ardents (prologue)
Quand persiste fumées sans feux
Nature morte, bien vivante, forme là, le délicieux
Impose ici bas, un doux ciel de cieux
À bons d'yeux ouverts, sans vœux.

Brasiers offrant vapeurs agréables
Images ardentes saisies d'incroyable
Vapeurs de froid, nappes d'émois
Ici se font belles, feux de tous bois.
Brumes de terres, brumes d'eau
Soleils lavés de tous pêchés
Âmes ici ne sont que vagues, sans creux
Loin du chaud, loin de l'été
À défaut de ce que l'on dit beau.
Orange passion, rouge flamboyant
Rose et pourpre éclatants
Bravent l'interdit d'amants
S’étreignant de sols gelés
De ciels frissonnants.
...
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Orange à terre

Sous l'horizon zeste orangé
Une aube, comme fruit de passion
Épand ses arômes enchantés
Tel l'or d'un filon.

De ta terre au cimes
Racines de ciel
Effets de détails infimes
Dans l'étendue, subliment.

L'étendue assiégée
De bois de tisons
Et ardents charbons
Se voit aimée de rameaux passionnés.

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L'Astre

Il se lève au matin
Troue feuilles et branches
Perce brume, odeurs de foins
De sa lumière, tranche.

Il survole les cimes, sommets
Teinte d'orange les ciels de lait
Colore les bois et forêts
C'est pour cela qui est.

Il réchauffe, trop parfois
Brûle cieux, celles et ceux
De sa chaleur de Roi
De sa chaleur de feu.

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Sens dessus dissout

Dans un reflet gris d'orange
Un ciel, ici, dissout
Se mire, tel un filou
Comme bel écho de l'ange.

S'il n'est de vents contraires
Pareils choses pourraient se plaire
Rester un temps dans ces flous
Être pour un temps de bon goût.
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Avant ce feu du jour
Que l'on dit pourtant petit
Cette aube d'amour
Aux reflets endormis

Profite de chastes idylles
Et fuyantes magies
Se voit heureuse, même si fragile
Encore pour un temps, bien volubile.
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L'Ami

Puisque c'est celui que l'on choisi, comme on dit
À défaut de famille imposée, dans sa vie
Il est un être particulier
Que l'on s'avoue sélectionner
Un être à qui tout peut être dit
Même si rien n'est jamais acquis.

Il peut être graveleux, un tantinet
Fanfaron plus qu'il ne faudrait
Indélicat dans des moments
Ce sont des défauts, apparemment.

S'il l'est, pour de vrai
Rien en lui n'est pourtant laid
L'être peut être de mauvais poil,
Mais reste fidèle, comme une étoile.

Cette affection finalement
C'est un peu comme un serment
Sauf qu'elle se donne sans se prêter
C'est ce que l'on nomme l'amitié.
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Âmes

Elles s'échappent, insaisissables
Se dissolvent sans un bruit
Virevoltent, fuient
Gouttes magiques, incroyables.

Elles s'envolent en volutes habiles
Des racines jusqu'au ciel
En fumées, en traînées, belles
Trahies de lumières dociles.

Brumes, vapeurs d'émois
Arabesques jaillies de mains de maître
Ses Âmes s'en vont demain renaître
En nature infinie, comme loi.
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Le chemin

À l'horizon d'un chemin
Brille un soleil voyeur.

Voilé d'un air carmin
Collant comme une sueur
Ce sentier de matin
Respire, bat comme un cœur.

Ce théâtre, fascinant
Réunit âmes sœurs
Attire amants
Allie dans sa chaleur.

Ce n'est pourtant qu'un petit chemin
Rien de plus anodin.

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La clôture à vaches

Lacée de barbelés
Une clôture, dans un pré
Laisse, à ses tortus pieds
Naître herbes folles, enjouées.

La petite enceinte à paître
Âme de campagne
Se fond, à n'en plus paraître
Dans les braises champagnes

Souligne, de ses courbes folles
Pâtures, matinales
Prairies à rossignols.
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Bleue comme une orange

Si la terre est bleue comme une orange
Convenons que ces quelques vers, étranges
Ne quêtent que le délicieux.

Cobalts brumeux, choix des anges
Sont brumes, nuages beaux
Complémentaires de couleur peau.

Lumière et eau se mélangent
Glissent sur les flots, forment louanges
Se fondent en camaïeu.
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Le coureur d'oraison

Au jour de l'oraison
Dame et humain, au diapason
Jouent d'activités de coutume
Dans un bas ciel de fond.

De course en quête
L'individu prophète
Sur le petit chemin foule
En quête de raison.

La Dame, Nature, ici entendu
Saisie de belles louanges
Offre à l'homme sa vertu
Le choie comme un ange.

Au jour de la raison
Dame et homme sont entendus
Veillent l'un sur l'autre, à raison
S'étreignent à vie, dans l'absolu.
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Aux portes du paradis

Dans un froid matin
Un vieil arbre se tient
Attend, transit, l'heure du soir
Peu avant l'étendue noire.

Quelques heures plus tard
Le vieil arbre se marre
Tel un boute-en-train
Il reste du panache à l'ancien.

Le vieil arbre badin
Tel un comédien
De ses planches, soudain même, salue
D'une belle révérence, absolue.

Et c'est, dans ce froid soir
En l'absence d'auditoire
Que le vieil arbre tranquillement s’éteint
Bien avant l'heure du matin.
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Brasiers ardents (épilogue)
Le coup est de foudre
La flamme saisissante
Le ciel, si présent, si lourd
C'est sans doutes cela l'amour.

Le soleil grille de ses feux
Sous les brasiers ardents
Les pays sages sont vaincus
Plus que les yeux sont maintenant charmés
Plus que les cœurs sont désormais battants.
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